JYB
Peintre iconoclaste


Deviens qui tu es !

Editorial de Jean-Paul BARRIOLADE - Editeur

C’est à double titre d’ami et d’éditeur que je viens vous parler de JYB le peintre. Depuis plus de 30 ans, je connais JYB en sa qualité d’homme et de professionnel, psychologue reconnu.

J’ai eu le plaisir de publier une dizaine de ses livres.

Aujourd’hui, c’est une facette tenue dans l’ombre jusqu’alors que je vais vous présenter : son expression picturale.

Certes, sa première apparition officielle dans le monde de la peinture remonte aux années 2003 où il a exposé au Salon des indépendants à Paris. Plume ou pinceau, JYB exprime le besoin permanent de créer, d’exprimer, de se renouveler. Imagier des temps modernes, chacun de ses tableaux s’apparente à des contes moraux qui disent les grandeurs et les misères de l’âme humaine que l’on observe dans la thématique des toiles telles que :

À quoi tient l’équilibre du monde, un certain regard sur l’humanité, ou Le Prix de l’équilibre sur le plan de la psychologie interpersonnelle.

Il s’agit pour JYB et pour chacune de ses œuvres de nous interpeller, de nous provoquer, de nous faire réfléchir sur un mode sensible. Certes, il y a bien quelques effluves libertaires dans son écriture. Ainsi n’hésite-t-il pas à inscrire sur le frontispice du bâtiment que contient le tableau Le Rêve de la pensée unique la célèbre pensée d’Auguste Blanqui « ni dieu, ni maître ».

Mais JYB a surtout gardé la fraîcheur d’âme de l’enfance. Il se révolte volontiers devant l’injustice. Ne cite-t-il pas Salvador Dali, son idole de jeunesse : « La peinture, c’est l’image aimée qui entre par les yeux et s’écoule par la pointe du pinceau » ?

JYB, pour mettre en mouvement un tableau, a besoin préalablement d’un choc émotionnel positif ou négatif qui colorera le sens, la teneur, la saveur, la couleur de la toile. Se nourrissant de cela, il va retranscrire et capturer les affres et les ennuis de la vie contemporaine. JYB traite de manière récurrente des thèmes de la vie : amours, peurs, frustrations…

Je lui reconnais une habileté à faire ressortir les traits de caractère des personnages ou des situations qu’il aborde.

Très tôt, il s’intéresse à l’univers de la peinture. Ses expériences successives le repoussent sans cesse sur les rives de la peinture réaliste. Son attrait pour le mouvement surréaliste est vif. Son admiration pour Salvador Dali n’a pas de limite. Mais, il est tout autant fasciné par les clairs-obscurs hollandais que par la sensualité de la peinture vénitienne.

Pour cela, il a fréquenté les cours les plus classiques tant auprès d’ateliers de copistes du Louvre où il a étudié les anciens maîtres qu’auprès des spécialistes actuels du trompe-l’œil. Une rencontre s’avère déterminante dans les années 1980 avec Yannick GUEGAN, alors directeur du décor peint à l’IPEDEC –Institut des peintures décoratives de Paris.

Les acquisitions scolaires picturales satisfaites, plutôt que de vouloir s’inscrire dans le mouvement des nouveaux surréalistes contemporains, JYB préfère vivre son autonomie, s’excluant par là même de toutes écoles et de tous mouvements à la mode.

D’ailleurs, il ne manque pas de citer un artiste peintre qu’il affectionne, Clovis Trouille : « Tournez le dos aux écoles, n’adhérez qu’à vous-même, chaque artiste a son secret en lui qu’il lui faut découvrir. »

Alors, JYB préfère qualifier son art de « réalité augmentée post-onirique ». Pour renforcer cela, il cite Artaud qui écrivait dans son Van Gogh : « La réalité est de beaucoup supérieure à toute surréalité. »

Pour JYB, la vie le prouve tous les jours. Nul besoin pour JYB d’utiliser pour ses tableaux les artifices voire les facéties de certains surréalistes de renom, pas plus que de chercher à satisfaire à un réalisme photographique telle l’écriture des hyperréalistes américains. Selon lui, cela n’apporterait rien de plus, même s’il consent à employer des formes ou des motifs académiques à des fins subversives ou pédagogiques pour une meilleure compréhension du message à délivrer.

Ainsi JYB pense-t-il réunir le paysage physique et le paysage mental pour retendre petit à petit le fil de l’horizon qui sépare ces deux univers.

Les portes s’ouvrent sur de nouvelles perspectives pour JYB. Laissons-le naviguer dans la sphère où se côtoient réalité, imaginaire, émotion où la sensation du moi libéré et rebelle de l’artiste nous livre le meilleur au-delà des limites du conventionnel pour le plus grand plaisir des yeux et de l’esprit du spectateur.

Découvrez maintenant son œuvre…