O.G.M.

Sous ce vocable barbare réservé aux scientifiques, que se cache – t ‘il réellement ?
Aujourd’hui l’objectivation visible se reconnait au contenu de nos assiettes, demain ce sera le clonage d’embryons humains. Dès à présent un débat controversé s’anime, agite les esprits entre partisans et détracteurs. Sur le plan sociétal, le questionnement s’oblige.
Tout un chacun peut-il avoir son mot à dire, ou faut-il laisser faire les multinationales qui se sont emparées du sujet ? La pensée positiviste d’Auguste Comte a bien des mérites – ordre et progrès – mais elle possède en germe ses dangers, ses avatars, ses perversions : peut-elle régner en exclusivité ?
Dans l’opacité des laboratoires de sociétés multinationales, aux pouvoirs redoutables et redoutés, ne traine – t-il pas sur les paillasses quelques chimères en préparation ?
Cavaliers de l’apocalypse ou bienfaiteurs de l’humanité ? Ces dieux de l’Olympe au savoir technico-scientifique règnent sur le monde. A l’instar de Zeus, ne peuvent-ils pas vivre la poly-fidélité pour trouver la paix et l’harmonie, ainsi épouser Métis pour sa sagesse avisée, Thémis pour l’équité, Eurynomé pour l’ordre universel, Déméter pour la végétation nourricière et Mnémosyne pour sa mémoire…plutôt que d’être inféodés, aveuglés, soumis à un seul amant, l’actionnaire ?
Le ton est posé pour cette collection : facétieux, espiègle, frondeur et surtout iconoclaste.
Pour conclure, laissons-nous imprégner par la pensée de F. Nietzsche, tirée de son ouvrage « Par-delà le bien et le mal », « quand on lutte contre des monstres, il faut prendre garde à ne pas devenir monstre soi-même. Si tu plonges longuement ton regard dans l’abîme, l’abîme finit par ancrer son regard sur toi. »